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En savoir plus l'incontinence

L’incontinence est un sujet dont on parle peu mais qui est pourtant très répandu. En effet, on estime que plus de 3 millions de personnes sont touchés en France. Parmi elles, plus de deux tiers sont des femmes, et même si les risques sont plus fréquents chez les personnes âgées de plus de 55 ans, les jeunes peuvent également être concernés. Ce phénomène engendre souvent des soucis hygiéniques et des difficultés sociales.

On distingue deux types d’incontinence : urinaire et fécale.


L’incontinence urinaire se définie comme une perte involontaire d’urine par l’urètre. C’est un phénomène qui touche aussi bien les hommes que les femmes ainsi que les personnes actives ou dépendantes. On distingue classiquement plusieurs types d’incontinence urinaire :

- L’incontinence d’effort qui se caractérise par une fuite involontaire d’urine à l’occasion d’un effort physique, d’un rire, d’un éternuement ou d’une quinte de toux. Elle correspond à une fuite d’urine brutale, peu abondante, par jet, sans sensation préalable d’envie et au moment même de l’effort. Elle résulte d’une pression abdominale que les muscles affaiblis du sphincter et du périnée ne peuvent contenir.
- L’incontinence par hyperactivité vésicale qui se caractérise par une fuite involontaire d’urine immédiatement précédée ou suivie d’une envie irrépressible d’uriner. Le problème n’est cette fois-ci plus mécanique mais résulte de contractions sans raison de la vessie. Ce type d’incontinence est souvent associé à des maladies comme les infections urinaires, les polypes, les infections vaginales ou même certaines affections neurologiques
- L’incontinence urinaire mixte, qui est la plus fréquente, se caractérise par l’association des incontinences d’effort et par hyperactivité vésicale.
- L’incontinence par regorgement, la forme la plus fréquente chez l’homme, se caractérise par des fuites urinaires involontaires, permanentes, par gouttes. Elle est souvent observée en cas d’affection de la prostate, l’augmentation du volume de celle-ci entrainant l’affaiblissement du muscle vésicale.
- L’incontinence fonctionnelle, qui concerne principalement les personnes présentant un déficit psychomoteur.
- L’énurésie, affectant notamment l’enfant, qui se caractérise par des mictions involontaires pendant le sommeil.

L’incontinence urinaire peut être favorisée par l’âge, l’anxiété, l’obésité, les troubles neurologiques, les infections, un prolapsus ou un relâchement musculaire pelvien ou sphinctérien consécutifs à une intervention chirurgicale ou un accouchement par exemple.


L’incontinence fécale se définie par le fait d’être incapable de contrôler ses déjections fécales. Elle peut résulter d’une colostomie consécutive à un traitement du cancer de l’anus ou d’un relâchement sphinctérien. Elle est plus rare et généralement liée à l’âge.